LES METIERS D'ANTAN PAR LES CARTES POSTALES ( si possible en bretagne)

Aller en bas

LES METIERS D'ANTAN PAR LES CARTES POSTALES ( si possible en bretagne)

Message par Admin le Jeu 6 Sep - 21:55


Usine d'Audierne conserves de poissons Étêtage et Engrillage

http://www.connetable.com/fr/connetable/wenceslas-chancerelle


.........................................................................................................................................................................................................................................


Parmi les nombreux vieux métiers, celui des étameurs et des rétameurs consistait à préparer et réparer les ustensiles métalliques.


L'étamage est l'action de déposer une couche d'étain (d'un autre métal ou d'un alliage) sur un ustensile, casserole, couvert, clou, bouton... afin d'en empêcher l'oxydation.



Le rétameur quand à lui enlevait l'ancien étain afin de le refaire à neuf. Il rebouchait les trous des fonds de casseroles et ustensiles en fer blanc.


Ce métier ambulant aujourd'hui disparu, comme celui des raccommodeurs de céramiques par exemple, démontre la notion de recyclage et de réutilisation des objets jusqu'à leur usure complète qui était de mise autrefois.


Une réflexion sur cette notion de plus en plus remise à l'ordre du jour devant l'accumulation de la quantité d'objets mis au rebuts alors qu'ils pourraient être réparés. Nos modes de consommation actuels nous mènent à l'impasse écologique...


A ce sujet, une récente étude est menée sur l'obsolescence programmée de nos appareils électriques... A suivre !


(Photos : Fête des Vieux Métiers, Allemagne-en-Provence, tableau de Fernand Gaudfroy, Le Rétameur, 1924 et "Vie et métiers d'antan" de G. Bardon et J. Hel)


Dernière édition par Admin le Dim 11 Nov - 22:24, édité 1 fois
avatar
Admin
Admin

Messages : 95

Voir le profil de l'utilisateur http://vieux-metiers-outils.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: LES METIERS D'ANTAN PAR LES CARTES POSTALES ( si possible en bretagne)

Message par Admin le Sam 8 Sep - 21:30


Le Marchand de bouses de vaches à Groix (#Morbihan)

L'Île ne possédant que très peu de bois, on se sert comme combustible de bouses de vaches que l'on fait sécher contre les maisons.

Collection du Musée de Bretagne

https://www.facebook.com/Bretagnedautrefois/photos/a.244261356394937/284098855744520/?type=3&theater
.......................................................................

Sur l’ile il n’y avait pas d'arbres, on avait recours pour le chauffage et la cuisson aux bouses de vaches.

Les bouses étaient recueillies dans les chemins, les champs ou les étables, puis étaient pétries à deux mains en les mêlant avec de la paille. Les boules ainsi constituées étaient ensuite aplaties sur le sol pour former des galettes et mis à sécher sur les murs des maisons.

Une fois secs, les galettes de bouse de vache étaient utilisées pour faire cuire les aliments ou d'autres usages domestiques.

C’était le travail les femmes de Groix ( hé oui ) et des enfants.



.................................................................



« LE BON VIEUX TEMPS ? »

samedi 8 juillet 2017 à 18:29


Les bouses de vache.

Quand nous passions notre temps de Jeunesse, et même plus avancées en âge, nous n’avions pas un sou. Et nous guettions quand les vaches faisaient leurs déjections ; Et nous allions ramasser les paquets de bouse et nous les roulions en boule ; Et avec une poignée de paille nous les aplatissions contre le mur ou bien sur l’herbe pour les faire sécher. Et quand elles étaient complètement sèches nous les retournions et les mettions au soleil à sécher. Et quand elles étaient bien sèches nous en faisions du feu.
Et nous étions à court de bois car il n’y avait pas de bois dans le pays. Et il n’y avait pas d’argent non plus pour en acheter ; Mais tant que nous avons pu nous avons fait du feu avec des bouses de vaches séchées. Et on les mettait au grenier pour les garder jusqu’à ce qu’on en aie besoin ; Et on faisait du feu avec de l’ajonc et avec des trognons, des trognons de chou. Et nous ramassions tout ce qui était sec. Et celui qui pouvait ramasser une bonne quantité de bouses de vache dans son étable ou dans son grenier pour l’hiver, était sauvé par là en hiver quand il n’y avait rien pour faire du feu.

Car souvent nous étions sans combustibles. Il n’y avait que de l’ajonc et il n’y avait pas beaucoup de genêt non plus. Car tout le monde ramassait le genêt. Et il y avait encore des disputes qui devrait aller le premier ramasser les plus grandes branches. Eh bien , voilà comment nous avons passé notre temps.
Vous voyez comment les Groisillons ont vécu dans l’ancien temps. Le pays était pauvre. Il n’y avait pas de gain, ni pour les hommes ni pour les femmes. Toujours il y a eu des gens pauvres partout. Mais nous n’avions même pas de bois pour faire du feu. Même si les gens étaient pauvres ailleurs ils avaient au moins des arbres à abattre.

Mais nous n’avions pas d’arbres, rien que de la mer et du vent

Le baptême.

Lorsque ma sœur était née en 1918, j’étais sa marraine. Et nous n’avions pas d’auto pour aller au Bourg. Mais nous avons quand même trouvé un char à banc qui nous avait transportés au bourg. Et nous étions contents, nous étions enfants. Mon frère était parrain et moi j’étais marraine. Nous voilà fait nos courses au Bourg, tout s’était passé au mieux.

Mais arrivés alors près de la maison rouge, sur la route du bourg , comme il faisait mauvais temps , que c’était un mauvais hiver et qu’il y avait du verglas, voilà glissé le cheval. Et voilà versé le char. Et voilà tombé tout le baptême. Celle qui conduisait le cheval était aussi tombée par terre et elle s’était cassé le bras. Mais cela ne l’a pas handicapée, car au jour d’aujourd’hui elle est toujours vivante et solide. (l’informatrice montre sa sœur présente à l’enregistrement)

Et arrivés enfin à Kerlo nous disions : »Allons voir comment va la petite fille ! Elle est peut-être morte » parce que personne ne s’occupait d’elle. Mais non, lorsque nous l’avons désenveloppée, la petite était bien en forme ! mais l’autre malheureuse s’était cassé le bras. Mais c’est bien encore ça qui avait été le pire. Mais elle avait dit »Pourvu que ceux qui sont dans la charrette n’aient pas eu de mal, pour moi, ce n’est pas grave. Je guérirai »

Et bien nous voilà arrivés à la maison et mis la petite fille dans son berceau. Et la mère nous disait » Pourquoi mettez-vous la fille dans son berceau si tôt que ça ? Montrez-la ici donc ! Mais non il faut la laisser dormir et se reposer. »On n’avait dit mot à la mère avant deux ou trois jours « Ah, disait-elle si j’avais su je serais sautée à bas du lit ! Et sûrement , vous l’auriez eu ! Cacher cela à moi ! En voilà des choses ! »

Mais tout de même , tout cela ne l’a pas empêchée de grandir. Car maintenant elle a presque cinquante ans et elle est bien en forme. C’est celle-ci. (l’informatrice parle de sa cousine qui assiste à l’enregistrement)

C’est textes sont les traductions littérales des souvenirs de ces femmes et de ces hommes de Groix aujourd’hui disparus.
Témoignages poignants d’une époque pas si lointaine que même des nostalgiques invétérés auront du mal à appeler « le bon vieux temps »

Jean-claude Le Corre _ Juillet 2017
avatar
Admin
Admin

Messages : 95

Voir le profil de l'utilisateur http://vieux-metiers-outils.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: LES METIERS D'ANTAN PAR LES CARTES POSTALES ( si possible en bretagne)

Message par Admin le Mer 17 Oct - 19:46



Le rémouleur..

avatar
Admin
Admin

Messages : 95

Voir le profil de l'utilisateur http://vieux-metiers-outils.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: LES METIERS D'ANTAN PAR LES CARTES POSTALES ( si possible en bretagne)

Message par Admin le Dim 21 Oct - 20:55


1922 Pour le tissage d'une robe de mariée ,filage a la main avec un ROUETC'est un instrument tres ancien (créé en Chine au 1er siecle) actionné par une pédale ou une manivelle servant au tissage de la laine ,du chanvre ou du lin !


Voir les echanges sur cette image ici

https://www.facebook.com/1560218104191246/photos/a.1560232317523158/2207207389492311/?type=3&theater
avatar
Admin
Admin

Messages : 95

Voir le profil de l'utilisateur http://vieux-metiers-outils.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: LES METIERS D'ANTAN PAR LES CARTES POSTALES ( si possible en bretagne)

Message par Admin le Dim 11 Nov - 22:33

EGOUTTIER



avatar
Admin
Admin

Messages : 95

Voir le profil de l'utilisateur http://vieux-metiers-outils.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: LES METIERS D'ANTAN PAR LES CARTES POSTALES ( si possible en bretagne)

Message par Admin le Dim 11 Nov - 22:36

Marchand de petrole (métier d'antan)

avatar
Admin
Admin

Messages : 95

Voir le profil de l'utilisateur http://vieux-metiers-outils.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: LES METIERS D'ANTAN PAR LES CARTES POSTALES ( si possible en bretagne)

Message par Admin le Dim 11 Nov - 22:39

Crieur public


avatar
Admin
Admin

Messages : 95

Voir le profil de l'utilisateur http://vieux-metiers-outils.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: LES METIERS D'ANTAN PAR LES CARTES POSTALES ( si possible en bretagne)

Message par Admin le Dim 11 Nov - 22:43

Marchand de charbon (métier d'antan)


avatar
Admin
Admin

Messages : 95

Voir le profil de l'utilisateur http://vieux-metiers-outils.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: LES METIERS D'ANTAN PAR LES CARTES POSTALES ( si possible en bretagne)

Message par Admin le Dim 11 Nov - 22:48

Marchand de poteries



avatar
Admin
Admin

Messages : 95

Voir le profil de l'utilisateur http://vieux-metiers-outils.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: LES METIERS D'ANTAN PAR LES CARTES POSTALES ( si possible en bretagne)

Message par Admin le Dim 11 Nov - 22:53

Herboriste


Hélas ce métier a été interdit (sous la 2e guerre mondiale)
avatar
Admin
Admin

Messages : 95

Voir le profil de l'utilisateur http://vieux-metiers-outils.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: LES METIERS D'ANTAN PAR LES CARTES POSTALES ( si possible en bretagne)

Message par Admin le Lun 12 Nov - 20:30

LES LIVREURS DE JOURNAUX

avatar
Admin
Admin

Messages : 95

Voir le profil de l'utilisateur http://vieux-metiers-outils.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: LES METIERS D'ANTAN PAR LES CARTES POSTALES ( si possible en bretagne)

Message par Admin le Mer 14 Nov - 21:05

CORDIER


nous pouvons voir ce type de machine aux vieux metiers
avatar
Admin
Admin

Messages : 95

Voir le profil de l'utilisateur http://vieux-metiers-outils.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: LES METIERS D'ANTAN PAR LES CARTES POSTALES ( si possible en bretagne)

Message par Admin le Mer 14 Nov - 21:19


REBOUTTEUSES



Le rebouteux ou rebouteur est un personnage bien connu dans les campagnes pour son habileté à remettre en place les nerfs "froissés" et les tendons "qui sautent", à dénouer les muscles, soigner les "foulures" et les articulations démises voire les fractures.

Technique du sang noir pour une épicondylite


Ayant fait la synthèse du savoir-faire d’une douzaine de rebouteux de pays et de régions différentes, je puis affirmer qu’il existe un art traditionnel du reboutement, c’est-à-dire un ensemble commun de techniques en France, en Suisse, en Europe, en Asie, en Amérique et en Afrique. Il n’a pourtant pas existé d’écoles internationales ! A prime abord, cela paraît étonnant...

LA SUITE ICI.....http://www.rebouteux.org/rebouteux.org/Rebouteux.html


avatar
Admin
Admin

Messages : 95

Voir le profil de l'utilisateur http://vieux-metiers-outils.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: LES METIERS D'ANTAN PAR LES CARTES POSTALES ( si possible en bretagne)

Message par Admin le Mer 14 Nov - 21:31

GARDE CHAMPETRE


En France, le garde champêtre est un fonctionnaire territorial communal ou intercommunal, ayant pour mission la protection du domaine rural. Il appartient à la filière sécurité et au cadre d'emplois dit de « police municipale » au sens des pouvoirs de police du maire. Il fait partie des forces de sécurité de l'intérieur et il est spécialement affecté à la police des campagnes.

Une confusion est régulièrement entretenue par des non-initiés entre l'agent de police municipale, fonctionnaire territorial affecté à des tâches de police urbaine et le garde champêtre, fonctionnaire territorial affecté particulièrement à la police des campagnes conformément à l'article L521-1 du code de la sécurité intérieure2. En effet, si le cadre d'emplois est bien « municipal », le champ de compétences et la vocation du garde champêtre restent adaptés au monde rural et à ses vicissitudes.

Actuellement, son statut est prévu par le décret 94-731 en date du 24 août 19943. Ce décret précise en son article 2 : qu'ils assurent les missions qui leur sont spécialement confiées par les lois et les règlements en matière de police rurale.

Nommé par le maire, agréé par le procureur de la République et assermenté en audience publique devant le tribunal d'instance ou le tribunal de grande instance dont relève le fonctionnaire, le garde champêtre exerce ses missions de police rurale aux côtés des gendarmes, assisté de certains gardes spécialisés (pêche, chasse, bois et forêts…). Il peut être révoqué, suspendu et sanctionné par le maire pour les fautes commises dans l'exercice de ses fonctions. De plus, placé sous la surveillance du procureur de la République, cet agent chargé de certaines fonctions de police judiciaire peut être privé de son agrément en cas de faute dans l'exercice de ses fonctions. https://fr.wikipedia.org/wiki/Garde_champ%C3%AAtre_en_France

Les premiers gardes champêtres

Le garde champêtre rédige un procès-verbal à un chasseur

La police rurale est très ancienne, puisqu'elle remonte au haut Moyen Âge en la personne de son premier représentant dans l'histoire de France, le garde champêtre4. Contrairement à une idée reçue émanant des manuels de gardes champêtres du XIXe siècle, les premiers gardes n'ont pas été créés par le roi Charles V en 1369. On trouve la trace des premiers gardes champêtres bien avant l'an 900 dans l'ancien droit, établis par les chartes-lois et les coutumes des seigneuries et des provinces de France (Normandie, Auvergne, Dauphiné, Narbonne, Toulouse, etc), mais également dans les duchés et comtés des Pays-Bas.

Les premières appellations du garde champêtre sont : Messor, messilier, messium cusios, messaer, messarius, mésségué, tous ces noms signifient « messier », de « messis », « moisson » - celui qui garde les moissons ; on retrouve le nom de « messier » depuis le haut Moyen Âge jusqu'au début du XXe siècle. Le messier a pour mission de surveiller les moissons, il officie sur des juridictions seigneuriales et est l'ancêtre d'une longue lignée de gardes ruraux qui deviendront quelques siècles plus tard les gardes champêtres d'aujourd'hui.



Plusieurs rois ont légiféré sur le recrutement et la condition des gardes champêtres :


Philippe IV, dit « Philippe le Bel », déclare dans sa coutume du 14 septembre 1298 que les gardes-champêtres de bonnes vie et mours, chargés de l'arrestation des délinquants, devaient s'engager entre les mains des consuls et du bailli royal ;
Philippe V dit « Philippe le Long », le 2 juin 1319, déclare que les sergents messiers et forestiers seraient crus en leur rapport jusqu'à cinq sols ;
Charles V, dit « le Sage », par lettres patentes du 19 juin 1369, autorise les mayeurs et échevins d'Abbeville à établir des gardes des ablées.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Garde_champ%C3%AAtre_en_France#Les_premiers_gardes_champ%C3%AAtres

avatar
Admin
Admin

Messages : 95

Voir le profil de l'utilisateur http://vieux-metiers-outils.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: LES METIERS D'ANTAN PAR LES CARTES POSTALES ( si possible en bretagne)

Message par Admin le Mer 14 Nov - 21:53

LES BLANCHISSEUSES



Au moyen âge, au sein de la bourgeoisie parisienne et dans toutes les communautés, notamment religieuses, le linge est lavé à domicile, avec moult soins. Des marchands ambulants vendent des cendres pour la lessive. Au XVIIème siècle, les lavandières vont battre à la rivière. En lavant le linge, elles contaminent l'eau. Aussi, pour protéger la santé publique, des ordonnances limitent-elles les lieux de lavage.

Petit à petit, le métier s'organise et les premiers entrepreneurs s'installent, notamment sur les berges de la Seine à Paris. Moyennant un salaire mensuel, ils blanchissent chaque jour des grandes maisons qui les emploient. D'autre part, dès le début du XVIIIème siècle, les blanchisseuses disposent de petits bateaux et l'obligation de laver dans des bâteaux spéciaux s'étend.

On construit alors des bateaux selles, plats et couverts, dont les bords sont garnis de tablettes. Les propriétaires des bâteaux perçoivent une taxe de quatre sous par personne, plus un sou de location pour l'indispensable baquet. Le développement de l'hygiène et des soins de propreté, la réduction du temps de travail (loi du 9 mars 1900) entraînent un énorme développement de la profession.

Ainsi, au début du XXème siècle, l'entretien du linge de la capitale occupe 35000 personnes à Paris et 2500 en banlieue, dont une majorité de femmes. Les ateliers de petite blanchisserie sont uniquement insalubres, au rez-de- chaussée, dans les ruelles où l'air ne pénètre jamais. Les buanderies sont uniquement aérées par la porte, le inge blanchi bouchant les fenêtres. La vapeur qui se dégage des fers chauffés au charbon de bois et au gaz pollue l'air de ces bouges étroits et encombrés. La législation visant à améliorer les conditions de travail reste mal appliquée.

Les ouvrières blanchisseuses, à l'exception de celles employées dans la grande industrie et les vastes établissements, travaillent en général pour deux ou trois patrons. Elles touchent un salaire, plus le droit au lavage gratuit de leur linge personnel et celui de leur famille. Les hommes, très minoritaires, sont presque exclusivement employés comme garçons de lavoir, livreurs ou attachés à des travaux mécaniques trop durs pour les femmes.


Une profession qui mouille



Au XIX siècle, l'alcoolisme constitue un grand fléau : les trois quarts des ouvriers absorbent régulièrement apéritifs, rhum, du matin et absinthe. De nombreux cafés s'installent dans les grands centres de blanchissage. La profession est par ailleurs éprouvante. "Toute la journée dans un baquet jusqu'à mi-corps, à la pluie, à la neige, avec le vent qui vous coupe la figure ; il faut laver... On a ses jupes toutes mouillées dessus et dessous" écrit Victor Hugo dans les misérables.

La tuberculose est responsable de plus de la moitié des décès chez les blanchisseuses et repasseuses contaminées par le linge, rarement désinfecté à son arrivée. Les lésions de la peau, dues aux lessives corrosives, les lombalgies, les varices, les accouchements prématurés sont le lot commun de ces femmes qui portent des charges trop lourdes et travaillent san cesse debout.


Dernière édition par Admin le Mer 14 Nov - 22:15, édité 1 fois
avatar
Admin
Admin

Messages : 95

Voir le profil de l'utilisateur http://vieux-metiers-outils.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: LES METIERS D'ANTAN PAR LES CARTES POSTALES ( si possible en bretagne)

Message par Admin le Mer 14 Nov - 22:02

Conducteur de locomotive vapeur 1906



Jean Kling. La loco à Vapeur du Trieux à corps et à cœur

Son père cheminot ne voulait pas qu’il ait la même « vie de bohémien » que lui. Jean Kling, affectueusement surnommé Jeannot, n’a pourtant que cela dans le regard depuis l’enfance. Et conducteur de locomotive, il l’est toujours, cette fois pour le train touristique qui relie Paimpol à Pontrieux (22), dans le tchou-tchou caractéristique de la vapeur…

Trois coups de sifflet et c’est parti pour un voyage dans le temps à 30 km/h à bord d’un des six wagons du train à vapeur qui surplombe la vallée majestueuse du Trieux. Le panorama est à couper le souffle le long de la rivière, entre massif forestier de Lancerff et site de La Roche-Jagu. Le tout est tiré par une vieille loco de 1913, la machine 141 TB 424. Un seul autre modèle existe en France. Il est basé à Longueville, en Seine-et-Marne, au musée vivant du Chemin de Fer. Les passagers embarquent, assis sur des banquettes en bois façon western, dans un boucan d’enfer quand la vieille dame tousse sa fumée noire.

Envie de rien d’autre que ça !


Jean Kling est alsacien. Il évoque avec une infinie pudeur des compagnons de route anciens cheminots qui ont déposé les armes depuis longtemps à cause d’un métier exigeant et très dur pour leur santé physique à cause du charbon. A 70 ans passés, il a toujours le regard du petit garçon qui avait dit un jour qu’il serait conducteur de locomotive. « Je devais avoir une bonne constitution pour faire ça ! Mais à l’époque, comme mon père ne voulait rien savoir, j’ai fait une formation d’œnologue puis je suis parti à l’armée. À mon retour, l’envie de la vieille machine continuant de me tarauder, mon père a baissé la garde et a dit oui ! ». Jean entre aux Chemins de Fer en 1970. Il restera 32 ans au dépôt de Mulhouse, où il connaîtra la vapeur jusqu’en 1974 ; avant de partir cinq ans au département essais à Paris : « On essayait tout, notamment le matériel neuf à mettre au point ». Avant de prendre sa retraite en 2009, à l’âge de 62 ans, il passera deux ans à la Naviland Cargo, filiale de la SNCF.

Président de l’AAATV


En parallèle, dès 1994, Jeannot accompagne la machine qu’il bichonne comme une douce fiancée au sein de l’amicale des Anciens et amis de la traction à vapeur (AAATV) dont il est président. « On est une trentaine mais pas tant que ça d’anciens cheminots qui continuent de me demander ce que je reste faire là-dedans, enfermé dans un habitacle à pas loin de 60 degrés, où il faut toujours faire attention où on pose les mains pour ne pas se brûler ». Il évoque ses méthodes de conduite, bien mieux qu’avec les machines modernes, « trop d’électronique, et dès qu’un seul truc ne fonctionne pas, tout s’arrête ; avec la vapeur, on a toujours de quoi réparer, à l’ancienne, avec un wagon atelier qui reste à quai à Paimpol ».

« Le Breton aussi têtu que l’Alsacien »

L’été, Jean Kling passe du temps loin de son Alsace natale. Pour toute la saison de la Vapeur du Trieux, il alterne entre quinze jours en Bretagne et huit jours chez lui. Une casquette Glazik bien vissée sur la tête et une crêpe fraîche toujours à portée de main, il évoque des Bretons aussi têtus que les Alsaciens ! « Et puis, ici, l’été, vous avez du vent, c’est plus aéré que chez moi ». Quand il n’est pas sur sa vieille machine, Jeannot cultive ses vingt ares de vigne à Wintzenheim. Du blanc d’Alsace évidemment. Une autre passion qui a du corps, un peu comme l’esprit de corps de métier du Chemin de Fer. « De toute façon à la retraite, si on reste assis à se lamenter, on meurt ». Jean a une fille, elle aussi à la SNCF, « en espace de vente ». Un petit-fils de 13 ans et une petite-fille de 11 ans viendront peut-être poursuivre la passion familiale mais pas sûr que ce soit pour des voyages à 30 km/h quand la Ligne à grande vitesse moderne passe allègrement les 320 km/h, elle !

Armelle Menguy

Le telegramme


MAIS EGALEMENT /


https://www.vapeurdutrieux.com/
avatar
Admin
Admin

Messages : 95

Voir le profil de l'utilisateur http://vieux-metiers-outils.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: LES METIERS D'ANTAN PAR LES CARTES POSTALES ( si possible en bretagne)

Message par Admin le Sam 17 Nov - 21:32


Marchande de beurre


Voici un chromo ancien que l'on pouvait trouver dans les tablettes de chocolat Poulain.
L'image montre une marchande de beurre du 14ème siècle. Ne connaissant pas la source du dessinateur, l'aspect historique est sujet à caution d'autant plus que l'arrière plan avec la barrière fait plus penser à un décor moderne qu'un décor du Moyen-Âge.

Mais la carte est jolie et colorée.


j'ai découvert un lien intéressant sur le sujet du beurre

http://www.didier-beurre.fr/blog/index.php?category=10
avatar
Admin
Admin

Messages : 95

Voir le profil de l'utilisateur http://vieux-metiers-outils.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: LES METIERS D'ANTAN PAR LES CARTES POSTALES ( si possible en bretagne)

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum